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mouton

Pseudo: Léa BarnelCatégorie: VoyagesFais tourner ce blog!
Samedi 25 Novembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les cannibales

 

 

 

 

Marie se réveilla. Au dessus d’elle se trouvait un homme qui la regardait en se léchant les babines (même si le terme n’ait pas très approprié pour un homme).  Il la releva avec brusquerie.

« J’en ait trouvé une qui a l’air comestible....

 - Comestible? Mais, il est fou ce mec ! se dit Marie

 Soudain, elle aperçut Laurane et sa mouffette attachées avec une corde autour du cou. Les autres marins étaient reliés à elles de la même façon. Un anneau de corde, vide, attendait Marie entre Laurane et sa mouffette. Sous la menace des lances, Marie dut se résoudre à ne rien tenter pour libérer ses compagnons de voyage. On les conduisit à travers la forêt. Ils suivaient un chemin invisible, mais que les hommes qui les avaient si gentiment accueillis ( l’équipage avait déduit, que, pour les attacher ainsi, et que pour se lécher aussi souvent les babines en les regardant, ils ne pouvaient  être que cannibales)  semblaient parfaitement connaître. Au bout d’un quart d’heure de marche, on leur banda les yeux. Ils se laissèrent  guider par la voix du cannibale qui tenait la corde. Un moment passa avant qu’on ne leur enlève le bandeau qu’ils avaient sur les yeux. L’équipage de l’Aventurier découvrit tout un village. Des femmes et des enfants qui se léchaient les lèvres d’avance. Non loin de là, un sorcier remerciait les dieux de leur avoir offert à manger.  On les jeta sans ménagement dans une case en bois humide. Laurane se releva péniblement. Mais la corde qui se trouvait autour de son cou et la reliait à ses compagnons, sous leur poids, la fit retomber en arrière. Ses mains étant ligotées derrière son dos, elle dut se résoudre à rester attachée. Soudain, la porte s’ouvrit à toute volée, et les cannibales entrèrent pour les détacher. Une fois leur besogne accomplie, ils repartirent en fermant la porte à double tour de l’extérieur. Soudain, un faible gémissement se fit entendre. Il venait du fond de la case. Laurane et Marie s’en approchèrent.

« Qui... Qui... Qui êtes vous? Demanda une voie féminine

-         Nous sommes un équipage déchu, venant de l’autre côté de la première mer. Répondit Marie

-         Je m’appelle Laurane.

-         Et moi Marie. Le petit animal noir et blanc qui porte une tomate sur le museau s’appelle Mouffmouff.

-         Mais, qui êtes vous vous ? demanda Laurane

Avant de répondre à cette question, quatre jeunes filles sortirent de l’ombre : elles devaient avoir le même âge que Laurane et Marie, leur teint était pâle et malgré les pleurs et la faim qui les avaient défigurées, on les devinait belles et insoumises.

     -Je suis Lorelei, voici mes amies : Fiona (ma sœur) Léa et Léa.

Les deux Léa semblaient extrêmement  fatiguées. Elles toussaient et étaient brûlantes de fièvre. Laurane comprit qu’elles étaient dans cet état à cause d’une mauvaise nutrition. La jeune fille fouilla dans sa poche, et en sortit une pomme rouge. Elle la coupa en deux et tendit chacune des moitiés aux Léa.

-         Merci. Répondirent elles.

-         Ce n’est rien... Laurane soupira. Comment pourraient ils sortir d’ici? En plus d’être fermées à double tour, la case était aussi gardée...            

  Soudain, on entendit le bruit d’une clef tournant dans la porte... Elle s’ouvrit, et un cannibale apparut dans l’encadrement de la porte.

  - Gracus avus batus, nousus allus conquérus lesus mondus !Unus fus queus votrus navus                                         serus réparus, nousus embarcus etus demdus lesus mondus ! Etus nousus vousus lessus làus ! ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha    

  - Qu’est-ce  qu’il raconte ? demanda Laurane

  - J’en sais rien... Répondit Marie

  -Moi, je sais. Dit Lorelei

  - Tu peux nous traduire ça ?!

 - Oui. Alors, il dit : Grâce à votre bateau, nous allons conquérir le monde ! Une fois que votre navire sera réparé, nous embarquerons et dominerons le monde ! Et nous vous laisserons là ! Et puis après il s’est marré...

-O.K...

Le cannibale reprit alors :

-         Nousus mangerus deuxus d’entrus vousus.

-         Nous mangerons deux d’entre vous. Traduit Lorelei

Le cannibale allait reprendre lorsque la moufette lui passa entre les jambes. Celui-ci poussa un juron, mais n’alerta pas les autres cannibales : ils rattraperaient cette satanée bestiole une autre fois...

-         Mouffmouff ! Cria Marie. Reviens ! Tu vas te faire massacrer !

Mais le petit animal ne l’écouta pas et s’enfonça dans la forêt.  

 Le cannibale éclata de rire devant le désarroi de la jeune fille. Il sortit en claquant la porte. Marie fondit en larme. Reverrait elle sa petite mouffette adorée? Un marin, au bord de la crise de nerf, hurla sur Marie :

-         Mais tu te la fermes oui ?

Les pleurs de la jeune fille redoublèrent.

-         T’es bien comme les autres fille ! Toujours à chialer !

Les larmes de Marie cessèrent immédiatement. Laissant place à une colère sans précédent dans l’histoire de Marie. Sa voie était devenue froide et ses yeux aussi dangereux que des pieux de glace :

-         Et toi t’es bien comme les autres mec, ça laisse faire et ça se la pète en draguant les filles, mais des qu’il faut se remuer les méninges, on sonne absent ! Mauviette va !

-         C’est facile de dire ça quand on est sûre de ne pas se faire bouffer par une bande de dégénérés !

-         Et pourquoi je suis sûre de pas me faire bouffer ?

-         Par ce que t’es tellement moche qu’ils en attraperaient une indigestion !

C’en  fut trop pour Marie : son pied partit dans la figure du marin.

-         Hourra maman je suis guérie ! hurla –t- elle dans le feu de l’action

-         Non Marie, pas Hourra maman je suis guérie, mais, Hourayamachuguéris. Corrigea Laurane  

publié par Léa Barnel dans: mouton
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